La violence Version imprimable Suggérer par mail

La violence : de l’institution, du sujet, du soi



Nous n’aborderons pas la violence sur son mode spectaculaire, mais nous essayerons de dégager, dans le quotidien des rencontres sociales entre sujets, les conditions pour que, dans une institution, une famille et dans tous les lieux de socialisation, violence pulsionnelle et violence sociale trouvent des espaces de pacification.

Nous partirons toutefois du présupposé que l’être humain est animé d’une violence fondamentale. Dans le Malaise dans la civilisation Freud définissait en 1929 la violence humaine comme suit :
«L’homme n’est point cet être débonnaire au coeur assoiffé, mais un être au contraire qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d’agressivité… L’homme est en effet tenté de satisfaire son besoin d’agression aux dépens de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagement, de l’utiliser sexuellement sans son contentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer».

Pour questionner et tenter d’élaborer la notion de la violence il nous faut peut-être avoir à l’esprit cette posture difficile à admettre que l’être humain est violence.

Selon les circonstances, cette violence s’exprime dans des formes qui peuvent être constructives ou destructives.




• Apprendre à prendre une distance par rapport à l’émotivité et la réactivité dans des situations professionnelles problématiques (violence, conflit, secret, confidentialité…). Devenir plus conscient de ce qui se joue dans une situation tendue.

• Identifier les ressources dont on peut disposer pour résoudre ces situations.

• Préparer à anticiper les risques de conflits et les réponses possibles.

• Mesurer les rapports de proximité et de distance entre les participants et les usagers du point de vue de l’appartenance générationnelle, culturelle, sociale.

• Aider à se tenir à une «bonne distance» avec les publics qu’ils rencontrent.

• Identifier les ressources dont ils peuvent disposer pour se situer et situer leur pratique dans l’environnement professionnel, institutionnel et social.

• Apprendre à s’inscrire dans un réseau de relations partenariales.

• Apporter des éclairages théoriques de façon à alimenter la réflexion et la connaissance des acteurs sur des questions liées à leur quotidien professionnel.

• Permettre, à travers un travail de réflexion de l’équipe, la prévention et par conséquent la diminution de la fréquence d’actes de violence entre usagers et professionnels travaillant à l’institution.

• Élargir la grille de lecture de comportements violents des usagers dans l’institution.

• Motiver les participants à utiliser des nouvelles stratégies pour traiter la violence dans l’institution à travers l’analyse de reconnaissance des vécus contradictoires (impuissance, humiliation, haine, rejet) liés à l’émergence de la violence dans la relation psycho-éducative.


• Abus sexuels

• Violence et adolescence

• La bientraitance et la maltraitance

• L’accompagnement des personnes traumatisées

• L’accompagnement de la personne maltraitante…